[Multijoueur 1 : Thessia - bronze - Soldat humaine]

Mass Effect Saga

Hadès J Danceny - Mercredi 18 Juillet 2012 à 10h59 - 2 commentaires - Ecrits
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Introduction :


Dans l'optique d'offrir un nouveau souffle à Mass Effect Saga, je me propose de démarrer une série hebdomadaire qui vous fera découvrir le multijoueur de Mass Effect 3 à travers le regard d'une rôliste. Si la plupart d'entre nous s'est déjà frottée aux différentes cartes et modes du multi, ce filtre RP peut changer la vision, apporter un peu d'humour, de cynisme et autres détails qui rendent vivant une simple partie de multijoueur.

Je commence aujourd'hui par la carte de Thessia, avec ma soldate humaine, en bronze. Considérez cela comme un avant-goût des prochains dossiers qui seront publiés si cela vous plaît. Au reste, il y aura un panel de personnages aux différentes mentalités pour varier les plaisirs.

Si vous souhaitez vous aussi participer à l'effort de guerre, vous êtes les bienvenus : partagez votre expérience avec votre personnage préféré, en jouant son rôle !
Commentaires
Hadès J Danceny - 18/07/2012 11:43
ATTENTION : Langage cru utilisé.


"Comme vous savez tous, pour officialiser votre grade N6, vous devez vous illustrer dans une campagne. Autrement dit, vous devez survivre face à une situation qui ne vous laissera que peu d'alternatives."

Okay, ça commençait bien. Le blabla officiel des pontes de l'Alliance avait de quoi faire blêmir les bleus, et je comprenais pourquoi certains semblaient se raidir dans leurs armures flambant neuves. Bon, moi, ça allait, j'avais ma vieille armure que je me traînais depuis déjà vingt ans, et si j'étais ici, c'était pour enfin valider mon statut de N7, convoité depuis l'entrée même au centre d'entraînement de Rio.

"Face à la menace des moissonneurs, vous allez être dispersés dans les quatre coins de la galaxie, où on aura besoin de vous, avec d'autres forces extraterrestres. L'union faisant la Force, nous vous faisons confiance pour que ces opérations se passent bien. Allez vous préparer."

Ah, cela devenait intéressant. J'avais déjà eu l'occasion de me battre avec des krogans, ou des galariens, mais cette tournure officielle montrait que la galaxie évoluait. Et à vitesse grand V. Dommage que ce soit à coups de pieds de moissonneurs dans le cul. Pourquoi personne n'avait écouté Shepard, nul ne le savait. Je me suis donc rendue à l'armurerie. Contrairement aux nombreuses armes que j'avais déjà manipulées, il n'y avait que quelques armes de l'Alliance. Adieu mon beau Revenant, il me faudrait jouer le jeu. Je me basais donc sur des valeurs sûres : le fusil d'assaut Avenger et le fusil à pompe de classe Katana. Avec quelques modifications de mon cru, j'étais fin prête. Le matos n'était pas si lourd que cela, et je serais plus libre de mes mouvements.

{Thessia, ground zero}


... Un butarien, un krogan et un autre humain qui avait l'air plus paumé que le plus bleu des bleus. Très bien. Je ne m'attendais pas à être parachutée sur Thessia, la planète natale de bien des asaris. Avec un léger pincement au coeur, je regardais le désastre autour de moi. Ce qui faisait le fer de lance de l'architecture asari, toute en lignes élancées et en reflets d'acier, en beauté artificielle et immortelle, n'était plus que ruines et débris. J'atterris à la faveur d'un coucher de soleil orangé qui aurait pu être des plus romantiques si des volutes de fumées ne s'échappaient pas des bâtiments en flammes.

Je compris alors pourquoi l'Alliance m'avait envoyée là-bas. Une rage se mit à sourdre dans mon corps, tandis que je serrais les mâchoires. Ils n'avaient pas le droit de détruire ainsi le monde des asaris. Ils n'avaient pas le droit de détruire le souvenir que j'en avais, mon mariage avec Kanel'Ra, l'amour naissant dans ce monde idyllique. Je serrais mes mains sur mon arme. Mon micro grésilla.

- Cet emplacement recèle de nombreuses informations capitales pour la construction du Creuset. Veillez à le conserver intact jusqu'à l'arrivée des renforts et des équipes techniques.

Reçu. Bordel, je faillis trébucher sur un câble qui gisait là, ver moribond qui n'alimentait plus rien. Je fis quelques pas à l'intérieur, pour inspecter les lieux. La salle principale était de forme ovoïde, avec au centre, une structure florale qui surmontait un bassin d'une profondeur superficielle. Quelques salles la jouxtaient, encombrées de caisses. Sans doute du matériel ou des résultats de recherche. Près de la salle principale, on pouvait emprunter une rampe qui menait à d'autres pièces, visiblement abandonnées à la va-vite, en témoignaient les terminaux et datapad encore allumés qui gisaient sur les tables à moitié calcinées. Une saignée violente avait été pratiquée, sans doute par un tir de laser, et l'on voyait l'extérieur, indifférent au drame qui allait se jouer. Si tout pouvait se jouer en hauteur, les nombreuses pièces et les couvert promettaient un peu de sport, et des rencontres inopinées. Il y avait moyen de rester en permanence en mouvements, et ainsi épuiser les ennemis, en décrivant une trajectoire circulaire.

Tout cela restait théorique.

- Moissonneurs !

C'était parti. La rage du sang commençait à bouillonner en moi, mélange de colère et de désespoir. Les premiers cannibales, boursoufflés par leur transformation, butariens à peine reconnaissables, fondirent sur nous. Je sentais la respiration rauque de notre collègue butarien dans le micro, réminiscence du traumatisme de l'invasion de l'hégémonie. J'ouvris le bal. Pour lui et pour les autres, pour les Butariens et les Asaris.

Bam, grenades à fragmentation. Une fois, deux fois. Les bestioles fondent littéralement, devenant un tas de bouillis informes. Je bénéficie d'un pack d'amélioration sur mon armure : je peux transporter une grenade de plus, et parfois, c'est cette grenade qui fait la différence. Autour de moi, les balles fusent. Le butarien est équipé du M99-Sabre, et il fait un carton. Le krogan fonce dans le tas et réduit à néant les cannibales. C'était étrange. On aurait dit qu'il y avait du... Plaisir. Comme une vengeance personnelle qui trouvait enfin sa solution, dans le massacre.

Il n'y avait plus de stratégies, s'il y en avait déjà eu une. Nous courrions vers les points les plus chauds, pour dézinguer à tout va. Grenade - tir percussif - rafale. L'équation gagnante pour venir à bout des moissonneurs. C'était devenue une compétition entre mes coéquipiers et moi. Personne ne parlait, comme si c'était chacun pour soi. Les dents serrés, je pratiquais des assauts forcenés, quitte à perdre mon bouclier. Mon armure hurlait et me signifiait qu'il fallait que je cesse. Je me mis à couvert, et me rendis alors compte que c'était ma propre respiration sifflante que j'entendais en échos. La sueur envahissait mon visage, sous le casque noir de l'Alliance. Mais rien ne nous arrêtait. J'étais bousculée par le krogan fou, qui riait à gorge déployée. Le butarien dansait au milieu des cannibales, jouant de ses lames, tandis que mon homologue humain semblait aussi adepte du lancer de grenade que moi-même.

C'était d'une simplicité effarante. Tant que l'on restait mobile. Et croyez-moi, c'était le Cirque du Soleil chez les humains. Roulades, bonds en avant, bonds à couvert, je glissais si souvent sur les caisses que mon cul doit en être poli. J'oubliais presque l'enjeu de la mission :

- Nous venons de découvrir que l'ennemi pose des relais de communication sur votre position.

Merde, quatre programmes se mettaient à émettre sur les terminaux encore allumés. Dans la mêlée, je n'avais pas vu que les maraudeurs avaient posé des espèces de gros tubes près des terminaux. Il fallait se la jouer plus prudents...

... Ou pas. Alors que je m'échinais à désactiver la première balise avec mon OmniTech, je vis que mes coéquipiers se jetaient dans la mêlée, où le plus gros des troupes moissonneurs se massaient, faisant un massacre. D'accord. Il n'y avait personne pour me couvrir. Merde, une balle venait de percer mon bouclier et le goût du sang envahissait ma bouche. Si c'était vraiment chacun pour sa pêche, j'allais crever rapidement.

... BIM, la balle du sabre déchiquette la mâchoire du cannibale, qui retombe lourdement sur le sol avec un hurlement, inerte. J'ai à peine le temps de remercier l'ami butarien, qui repart à la bataille. Je me relève et cours vers la prochaine balise. Je me fais ensuite acculer par une armée de maraudeurs. Le krogan prend le relai, tandis que mon Katana crache ses cartouches thermiques sur les ennemis, et inonde mon armure de sang et de matières organiques dont je ne veux même pas savoir la composition.

Voilà, c'est terminé. A peine le temps de reprendre notre souffle que le grognement d'une brute se fait entendre... Puis le hurlement infernal d'une furie. Il nous faut repartir. Pour les brutes, il suffit de trois grenades à fragmentation bien placées qui explosent au contact de la peau rugueuse de la bête. Pour les furies, c'est plus compliqué. Nous nous débarrassons déjà des parasites, entre les zombies et ce qui fut un jour des rachnis, pour avoir le champ libre et ainsi augmenter nos chances de survies : ces putes semblent avoir des bras magnétisés qui nous attrapent et transpercent notre armure. Et là, aucun espoir d'en sortir, sauf si vos équipiers ont la présence d'esprit de massacrer la furie à coups de missiles. Y a que ça.

Nous encerclons la première, et elle doit faire face à une pluie de balles si forte que même ses hurlements et ses attaques biotiques sont inefficaces. Elle s'effondre avec un dernier cru perçant. Un highfive et c'est reparti. On a l'impression que les vagues n'ont pas de fins. Mais nous avons attiré l'attention des moissonneurs, tant et si bien que notre opérateur nous signifie que quatre cibles de la plus haute importance sont présents sur les lieux. Et il faut les abattre en un temps limité.

Pas de problème. Etrangement, les moissonneurs apparaissent par paquets. Un missile et c'est terminé. Je gagne une flopée de points dans ma compétition virtuelle avec mes autres camarades. Rien à foutre, ceux-là sont à moi. J'enchaine. Tir percussif. Bim, grenade. Corps à corps. Coup de Katana. Emballez c'est pesé.

- Une Opération N7 a récemment échoué, mais leur drône s'en est sorti. Trouvez-le et transférez-le en lieu sûr.

C'était donc pour ça qu'on faisait la guigne avec des moissonneurs. Pour un putain de drône. Nous nous réunissons autour de l'IV qui déploie autour de nous un bouclier. "Laissez-moi vous assister", dit-il de sa voix robotique. Bah si tu pouvais un peu te magner le derche, ça m'arrangerait. Nous nous pressons tous les quatre autour de son cercle pour joindre notre énergie à la sienne - jamais compris en quoi ça pouvait le faire aller plus vite, m'enfin -, nous nous bousculons, nous collant dos à dos pour arroser les ennemis qui souhaitent nous voir mourir. En un rien de temps, la mission est pliée. Mais l'union fait la force : personne ne doit sortir de ce périmètre sans quoi la batterie du drône pourrait se décharger, et nous faire échouer. Et Dieu sait à quel point nous avons besoin de ces informations.

- La navette est en route, rendez-vous au point d'extraction.

... Euh okay. On fait quoi quand y a une furie et deux brutes qui veulent nous empêcher d'y accéder?

- Magne-toi D'Anceny !

Comment le krogan a pu connaître mon nom, j'en ai aucune idée, mais je le suis, pendant que l'humain nous offre un chemin à coups de grenade. Une explosion me secoue. Un exterminateur me prend pour cible et lâche ses roquettes dans mes jolies fesses. J'ai à peine le temps de me rétablir qu'un autre me désarçonne. Je... Glisse sur une peau de banane qui traînait par là, et perd connaissance. Sans aucun doute l'adrénaline qui coule à flot depuis un moment...

- ALLEZ BORDEL !

Le krogan me fout deux claques à me dévisser les cervicales et me traine jusqu'à la zone d'extraction. M'appuyant contre une caisse, je vide mes chargeurs et explose un groupe de zombies qui déferlait sur nous. J'ai l'impression que je vais me vider de mon sang, jusqu'à ce que les vrombissements de la navette se fassent entendre.

- Plus le temps de r'garder l'paysage !

Les flancs du véhicule s'ouvrent, et je saute dedans, tendant la main au butarien pour l'aider à monter, tandis que l'artilleur du véhicule termine de faire le ménage. Ouf, mission accomplie avec une extraction complète et toutes les données sauvegardées.

... Bon, où est ma foutue médaille?
shoji0713 - 18/07/2012 13:36
EDIT : j'ai mis ton message dans la partie commentaire et verrouille ce sujet ! :)
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