Interview - Raphael Sbarge

Mass Effect Saga

Raphael Sbarge, doubleur de Kaidan Alenko en VO, a donné une interview à Insert Coin to Begin. Voici la traduction de l'interview que vous trouverez en anglais ici. On parle, entre autres, de son rôle en tant que Kaidan Alenko !

Raphael Sbarge

Raphael Sbarge est un acteur au CV solide et divers. Son background d’acteur inclue des rôles dans les jeux vidéo, la télé et le théâtre. Dans les jeux vidéo, il a doublé les personnages de Kaidan Alenko dans la trilogie Mass Effect et Carth Onasi dans Star Wars : Knights of the Old Republic. Actuellement, il joue le rôle de Archie Hopper/Jiminy Cricket dans la série télévisée Once upon a Time ( = « Il était une fois ») sur ABC.

Non seulement M. Sbarge est un acteur talentueux, mais il est aussi un passionné de l’environnement. C’est cette passion pour l’environnement qui l’a amené à créer une organisation à but non lucratif, Green Wish.

Nous avons eu l’occasion de poser quelques questions à M. Sbarge à propos de sa passion pour l’environnement, son travail en tant que doubleur et ses rôles dans Mass Effect et Once Upon a Time.

- Insert Coin to Begin: Vous avez énormément d’expérience d’acteur sur plusieurs médias : le théâtre, la télévision, et les films. Comment avez-vous commencé à faire du doublage ?

Raphael Sbarge:
Mon travail de doubleur est une extension du travail que je fais sur scène aussi bien que devant une caméra. En tant qu’acteurs, nous sommes des freelancers, et nous cherchons toujours de nouvelles opportunités de travail. J’ai commencé le doublage en faisant la voix off d’une publicité, après des années de pubs télévisées depuis mes 13 ans. J’ai fait quelques jeux vidéo rétro ; cela m’a conduit à « Babes in Toyland », un dessin animé pour MGM, puis finalement les jeux Star Wars : Knights of the Old Republic, la série Mass Effect, etc.

Ce qui est intéressant et passionnant avec le doublage, c’est que vous êtes tout seul dans une pièce avec un micro et votre imagination, et c’est tout. Je dois dire que mon travail au théâtre est la valeur ajoutée la plus importante qui m’a permis de m’en sortir.

- ICTB: Est-ce qu’au studio d’enregistrement, vous avez des rituels, des habitudes qui vous aident à rentrer dans le personnage ?

Sbarge : Pas vraiment. J’essaie de ne pas boire trop de café (haha !), histoire d’être tranquille et serein. Je chauffe un peu ma voix pour qu’elle soit prête et « puisse résonner ». C’est toujours mieux d’arriver en avance au studio pour ne pas se presser (le stress reste dans la gorge d’un acteur, selon moi). Essayer d’être tranquille, zen, avec une voix chauffée… on fait à peu près le même échauffement  pour une représentation au théâtre.

- ICTB : L’un de vos premiers rôles de doublage était celui de Carth Onasi de Star Wars : Knights of the Old Republic. Comment avez-vous appris l’existence de ce rôle et qu’avez-vous pensé du personnage ?

Sbarge :
J’ai adoré Carth. J’ai aimé son sens de l’humour, son côté je-m’en-foutiste, et le fait que c’était un mec drôle qui pouvait aussi sortir l’artillerie au besoin. J’ai auditionné pour ce jeu, comme beaucoup d’autres, et je me suis éclaté à faire les enregistrements.

- ICTB : Pour la trilogie Mass Effect, vous avez du enregistrer des milliers de lignes. Vous avez eu des passages préférés dans vos séances d’enregistrement ?

Sbarge :
Houlà, celle-là est difficile. En effet, il y avait des milliers de lignes qui se sont étalées sur presque 10 ans (pour le 1, 2 et 3). Je pense que mes préférées, c’étaient celles qui exploraient la relation Shepard/Kaidan. La tension entre les sentiments qu’ils ont l’un pour l’autre et le fait qu’elle/il soit son officier supérieur, c’était de la très bonne écriture, avec beaucoup de niveaux de lecture derrière de simples échanges. J’ai adoré faire ces passages-là.
De façon générale, ce que j’ai adoré avec l’écriture de Mass Effect, c’est que ça ressemblait beaucoup à un film. Oui, on avait des passages où ça tirait et hurlait dans tous les sens, mais il y avait aussi des moments d’intimité, de relations humaines, avec des démons personnels à surmonter. Ça a vraiment fait la différence, c’est ce qui définit la série ME, ce qui a créé des fans aussi passionnés (parce qu’ils « ressentaient quelque chose » pour les personnages), et ce qui a fait que c’était vraiment chouette d’en faire partie.

- ICTB: Pendant votre interview avec Kimberly Brooks sur votre blog audio Barking Frogs(http://www.BarkingFrogs.com), vous avez mentionné que vous alliez enfin jouer à Mass Effect. Vous avez pu y jouer ? Si oui, qu’est-ce que ça vous a fait de jouer Shepard et d’entendre votre propre voix quand vous parliez avec Kaidan ?

Sbarge :
Ha ! Oui, j’y ai joué. Et je peux dire que c’est une expérience assez étrange de jouer à un jeu avec un personnage qui n’est pas vous mais qui a votre voix. J’en ai parlé à Mark Meer, et il m’a dit qu’on finit par s’y habituer. Vous savez, je ne suis pas un gamer – je n’ai pas assez de temps à y consacrer pour le moment. Mais je comprends à quel point c’est passionnant, excitant et addictif de rentrer dans une nouvelle dimension et de s’y perdre.

- ICBT : En plus du doublage, vous avez un sacré CV en théâtre, en films et en télévision. Est-ce qu’il y a un personnage auquel vous vous identifiez particulièrement ?

Sbarge : Je pense que chaque personnage bien écrit a une part de vous en lui. En tant qu’acteur, vous trouvez un aspect en vous que vous pouvez rattacher à votre personnage, et travailler à partir de là. Du coup, il y a un peu de vous dans chaque personnage et c’est difficile de choisir un favori.

Mais j’ai envie de dire que j’ai une affinité particulière avec Archie Hopper… parce qu’il a du faire un chemin difficile et tortueux pour arriver au point où il en est, c’est-à-dire qu’il se préoccupe de faire ce qui est juste. Je m’identifie assez à ça, c’est certain. De la même manière, Kaidan aussi bien que Jiminy Cricket ont l’air d’avoir un thème récurrent de « conscience ». J’essaie d’être un homme de conscience (certains jours, c’est plus facile que d’autres) et j’essaie tous les jours de faire la différence, donc même si ce n’est pas moi qui ai choisi de me confier ces rôles au final, je trouve intéressant que l’« engagement passionné » qu’on peut avoir dans la vie se retrouve dans les personnages que l’on joue en tant qu’acteur.

- ICTB: Parlons de vos autres projets. Vous êtes le fondateur de Green Wish (www.greenwish.com), et vous êtes producteur d’une série en ligne, On Begley Street. Pouvez-vous nous parler de votre passion pour l’environnement et la raison pour laquelle vous vous êtes engagé dans ces projets ?

Sbarge : Je pense que j’ai toujours eu tendance à m’intéresser à l’environnement. J’aime les arbres (j’ai l’impression qu’ils me parlent), et je me suis toujours soucié de remplir mon rôle là-dessus. Je fais du compost, je recycle, j’ai eu un jardin (je ne peux malheureusement plus m’en occuper parce que je voyage souvent maintenant), je conduis une voiture hybride, j’éteins la lumière, je fais attention à ma consommation d’eau. Ça fait longtemps que je fais ce genre de choses.

J’ai aussi été choqué et alarmé par ce que j’ai lu sur la surpopulation et la surconsommation par les hommes. Faire de l’écologie va devenir compliqué (c’est un euphémisme) si on continue comme ça. Donc j’essaie depuis beaucoup, beaucoup de temps – pour montrer le bon exemple à mes enfants, et pour satisfaire mes propres convictions de « faire ce qui est juste » - de prendre des décisions qui prennent l’environnement en compte. C’est assez naturel pour moi, en fait.

Pour faire simple, Green Wish est une organisation à but non lucratif qui collecte de l’argent pour d’autres organisations locales qui font du bon travail au sein leur  communauté locale ; nous essayons de leur donner des fonds dont ils ont besoin. Ce qui se passe généralement, c’est qu’une nouvelle section s’ouvre dans une zone particulière, avec un conseil d’administration et un groupe d’individus préoccupés par la situation. Ils essaient d’entrer en contact avec les organisations qui font du bon travail dans la zone, et leur fournissent des fonds. Nous demandons à ce que ces groupes travaillent sur différents thèmes : la terre, l’air, l’eau et une éducation durable. Après, ils travaillent avec des fournisseurs, des entreprises ou des particuliers intéressés par le message « la communauté qui aide la communauté », et garantissent des fonds et une sensibilisation pour le travail bien fait autour d’eux. C’est un concept, dans les faits, de donations caritatives en source ouverte.  De nouvelles branches travaillent directement avec nous avec notre statut non-lucratif, mais s’occupent ensuite d’élever des fonds pour leur propre communauté locale. Ed Begley Jr. est le visage de Green Wish, et fait partie de notre – super – conseil d’administration,  puisqu’il est sans doute (en dehors d’Al Gore) la personne la plus facilement associée à l’activisme environnemental aux États-Unis.

Inspiré par Green Wish, je suis le créateur, et maintenant producteur d’une série à propos de la nouvelle maison Begley – qui se construit à Studio City en Californie et est certifiée LEED Platinum. La série s’appelle « On Begley Street » (= sur la route Begley, NDLT), et parle de l’aventure de Begley dans la construction de sa nouvelle maison. Cela parle aussi de la science, de la technologie et de l’innovation reliés au secteur du bâtiment qui, pour être franc, a explosé ces derniers temps. Make it Happen Productions est une maison de production avec une « conscience », et elle tient à utiliser les médias pour faire passer cette idée ; les producteurs ont tous été d’accord pour donner une portion des gains de la série à Green Wish. Nous avons pour ambition de lancer le show sur Web et sur PBS. Le réseau nous a témoigné un soutien fort, et nous pensons que c’est l’endroit parfait pour faire la série.

- ICBT: “Once Upon a Time” reprend après sa pause de mi-saison. Que peut-on attendre pour vos personnages, Dr. Archie Hopper et Jiminy Cricket ?

Sbarge : Eh bien, je pense qu’il ne faut pas réveiller l’eau qui dort. Qu’Archie fait son travail parce qu’il est investi et qu’il veut vraiment faire le bien. Il semble qu’il ait « fait des erreurs, pour pouvoir faire ce qui est juste » ensuite…  et honnêtement, je pense que Archie a encore beaucoup de surprises à nous réserver, que ce soit ses relations sentimentales ou d’autres aspects de sa vie personnelle. Tout comme sa décision de rester à Storybrooke pour se battre, pour faire la différence. Restez à l’écoute !

- ICTB : Et pour finir, y a-t-il quelque chose que vous vous voudriez dire à vos fans ?

Sbarge :
Je veux remercier tous les gestes d’amitié et de soutien incroyables que vous m’avez témoignés cette année. J’invite ceux qui veulent me suivre à me retrouver sur Twitter @raphaelsbarge, ou sur Facebook. Je passe du temps à lire les posts et je vous invite à nous rejoindre. En plus, je peux vous transmettre des infos, des nouvelles sur ce sur quoi je travaille. N’hésitez pas non plus à visiter GreenWish.com si vous voulez plus d’information sur ce que nous faisons. À très bientôt !

 

Merci à Karrie pour la traduction