Mass Effect : Foundation #09

Mass Effect Saga

Natsumi - Lundi 12 Mai 2014 à 19h05 - 0 commentaire -

Mass Effect : Foundation #9 est sorti le 26 mars 2014 en version digitale chez Dark Horse Comic pour 3,99$. Il met en vedette Mordin Solus, le scientifique Galarien chanteur d'opéra à ses heures perdues.

Comme d'habitude, on retrouve Mac Walters au scénario, Micheal Atiyeh à la colorisation, Benjamin Carré à la couverture et Tony Parker est de retour aux pinceaux.

Après des premiers tomes désespérant de piètres qualités, et un Foundation #8 intelligent, qu'en est-il de ce chapitre sur notre Galarien préféré ?

 

Review intégrale 

L'intrigue s'ouvre sur la suite directe de Foundation #8. Rasa reprend conscience après avoir passé plusieurs jours dans les vapes, après avoir été droguée et avoir échappée à son assassinat. Elle passe sa convalescence à rechercher l'identité de son empoisonneur, et ne perd pas de temps avant d'identifier Thane, un des membres de la liste de coéquipiers de Shepard que Miranda lui avait confiée. Elle blâme Miranda d'avoir tenté de la tuer, mais cette dernière réplique, passablement lasse de ces accusations, qu'elle n'aurait pas passer les derniers jours à tenter de la sauver si son but premier avait été de la faire assassiner.

Miranda a besoin que Rasa continue son étude de la team Shepard, qui est devenue une priorité pour Cerberus. Elle a besoin d'un rapport détaillé de chacun des coéquipiers potentiels.

Sans transition, le lecteur est entraîné dans le passé auprès d'une équipe de scientifiques Galariens qui débattent sur la question du génophage. D'après les rapports, les Krogans sont entrain de s'adapter au virus. Il n'y a que deux solutions : exterminer la race Krogranne ou modifier le génophage afin de le rendre plus virulent. La Dalatrace Valern vote en faveur de la création d'un nouveau génophage, et assigne un certain Dr Solus à la tête du projet.

On voit ensuite Mordin et son équipe s'affairer pendant des jours dans des labos secrets, jusqu'à ce que la version modifiée du génophage soit au point. L'ambiance de la recherche est habilement retransmise, on sent l'ébullition qui y règne, Mordin pousse même la chansonnette pour notre plus grand plaisir.

Un mois plus tard, Mordin est à bord d'une navette avec ses coéquipiers du GSI afin de répandre nouveau virus sur Tuchanka. Sur place, une tempête météorologique fait rage et brouille les capteurs du vaisseaux. Les Galariens vont utiliser cette tempête pour répandre le nouveau virus à la surface. Ils se dirigent prudemment vers un gouffre, point stratégique pour libérer les spores du virus.

Le comic dépeint leur progression à travers les ruines de Tuchanka. Les extérieurs sont sublimes, on retrouve le même frisson que lorsqu'on découvre les ruines des anciens temples krogans dans Mass Effect 3, vestiges d'une civilisation ravagée par le génophage. Les Galariens eux-mêmes sont surpris que les Krogans aient été capables de bâtir de tels chef d'oeuvres.

Le vaisseau se pose finalement au creux d'une cavité et les Galariens finissent le trajet à pied. Le chef d'escouade, le Capitaine Chaleen, mène ses hommes dans les catacombes, passage qui fait un clin d'oeil à la traversé le sous-terrain de Mass Effect 3. Ils débouchent enfin sur temple au bord d'un lac, pour découvrir qu'ils ne sont pas seuls : au sommet du temple, une Kroganne est en pleine prière, vénérant Kalross, la mère des Dévoreur.

Les Galariens risquent de se faire repérer en s'approchant plus, mais d'après Mordin, ils ne sont pas assez près pour libérer le nouveau génophage. Il faut se rapprocher pour obtenir une meilleure dispersion.

Ils se font finalement repérer et des commandos Krogans se lancent contre eux. Le capitaine Chaleen leur ordonne de se replier, lui-même restera pour occuper les Krogans et leur faire gagner du temps. Mais Mordin a une autre idée : il ordonne aux soldats de poser des explosifs dans les tunnels pour faire diversion, et pendant ce temps, Mordin s'approchera et libérera le nouveau génophage.

On assiste ensuite aux prouesses guerrière de Mordin contre des Krogans, ce passage est diablement jouissif. Il illustre bien son concept comme quoi l'esprit l'emporte sur la masse, et que dans la science, le risque est nécessaire, l'échec n'est pas concevable.

Arrivé à l'épicentre de l'abîme, Mordin se prépare à lancer le virus, mais la prêtresse Korganne les attends, armée d'un marteau de guerre.

Mordin tente de justifier ses actions, alors que la Kroganne l'accuse de faire souffrir leur peuple, les mères et les enfants morts-nés. Leur échange est interrompu par la déflagration des explosifs de diversion que Mordin avait demandé à son équipe. La Kroganne meurt sur le coup, et Mordin survit au prix de lourdes blessures, dont la perte de sa corne droite. Il est secourut par le Capitaine Chaleen qui le sort des rochers sous lesquels il était enseveli.

Le comic s'achève sur Mordin en convalescence sur le vaisseau. La volonté de la Kroganne l'a ébranlée. En proie au doute, il se demande s'ils sont fait le bon choix. Fin.

 

Critique 

Après l'aide de Jemery Barlows sur le tome précédent, je pense que Mac Walters a dû mieux approfondir sur but premier : revenir sur les événements qui ont poussé Rasa, un des meilleurs agents de Cerberus, à trahir l'Homme Trouble et s'évader avec le clone de Shepard.

Dans ce tome, l'apparition de Rasa en début de tome sert davantage à créer un fil conducteur qu'à être un simple caméo inutile, comme elle l'avait trop souvent été dans les tomes précédents. Il semblerait donc que Foundation prenne de la consistance.

Au niveau graphique, les dessins sont beaux, notamment les extérieurs. On sent que Tony Parker a fait beaucoup de recherche et s'est appliquer à illustrer Tuchanka, ce qui donne une vraie profondeur au comic.

Enfin, il faut avouer que le point fort de ce comic est Mordin. C'est un véritable plaisir de le retrouver, toujours aussi barré que dans les jeux. J'ai d'ailleurs trouvé que le personnage de Mordin était très bien respecté, de même que les autres Galariens. il y a une véritable cohérence avec l'espèce : ils parlent vite, de manière concise, ils vont droit au but sans utiliser de mots superflus. Lors de la lecture, j'entendais leurs voix pressées au fil des pages.

En conclusion, nous avons là un des meilleurs tomes de Mass Effect : Foundation jusqu'ici, avec le tome 3 (centré sur Ashley) et le tome 8 (centré sur Rasa et Thane).

Par Natsumi 

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