Mass Effect : Foundation #07

Mass Effect Saga

Natsumi - Lundi 28 Avril 2014 à 19h26 - 0 commentaire -

Mass Effect : Foundation # 7 est sorti le 22 Janvier 2014 en version digitale sur le site Dark Horse Comic, pour le prix de 3,99$. Il nous entraîne aux côtés de Rasa et Kai Leng qui ont pour mission de capturer une dangereuse criminelle biotique... Le Sujet Zéro !

Comme d'habitude, on retrouve Mac Walters au scénario, Michael Atiyeh à la colorisation et Benjamin Carré à la couverture. Les dessins sont signés Garry Brown, qui avait déjà rejoint l'équipe sur Mass Effect : Homeworlds.

 

Résumé intégral :  

Mass Effect : Foundation #7Le tome s'ouvre dans un complexe dont l'arme a été activée. Un scientifique, le Dr Angersol, tente de contacter le QG de Cerberus pour demander des renforts, mais il est interrompu dans sa communication par une puissante attaque biotique qui défonce la porte blindée de son bureau. L'invitée surprise se présente comme Jack, ou le Sujet Zéro, identité sous laquelle il l'a connue. Le Dr Angersol, apeuré lui demande ce qu'elle lui veut. "Je veux qu'on me rende ma vie" répond-elle alors qu'elle brise en mille morceaux le corps du scientifique d'un revers biotique.

Le ton est ainsi donné dès les deux premières pages : ça va être bien bourrin et badass.

C'est ce moment précis que choisit l'Homme Trouble pour apparaît via hologramme pour répondre au SOS envoyé par feu le Dr Angersol. Car bien évidemment, un personnage aussi éminent et insaisissable que l'Homme Trouble est facilement joignable par tous ses employés de Cerberus et répond à tous les canaux de communication... Ce dernier identifie immédiatement Jack comme le Sujet Zéro, et compatit en disant que ce qui lui est arrivé était une erreur. Elle le raille en déclarant qu'elle va réduire le complexe à néant et qu'il dormira mieux en sachant que c'était une erreur. L'Homme Trouble l'avertit qu'il ne peut pas la laisser faire, elle lui réplique de jouer son meilleur coup.

Son meilleur coup, c'est l'éternel duo Rasa / Kai Leng. Une ellipse nous entraîne à leurs côtés dans les quartiers de Cerberus. L'Homme Trouble les a informé qu'une renégat biotique a fait du grabuge dans une base scientifique de Cerberus et menace de tout faire sauter. Ils sont missionnés pour retrouver cette criminelle et la ramener pour un interrogatoire. Alors que Rasa est soucieuse de la puissance de leur cible, Kai Leng est tout content de pouvoir se mesurer à la "psychotic bitch".

Une fois arrivés sur place, ils fouillent le site dévasté par le passage de Jack. Il faut faire vite pour la retrouver avant qu'elle ne fasse d'autres dégâts, et il leur faut également doubler les Soleils Bleus qui sont également à sa recherche. Devant l'engouement général pour mettre la main sur le Sujet Zéro, Rasa émet l'hypothèse qu'elle soit un des enfants biotiques entraînés par l'organisation des années durant.

Pendant ce temps, Jack cherche à gagner le réacteur principal pour faire exploser l'infrastructure. Elle jette son dévolu sur le premier venu pour le questionner, mais il s'avère être lui-même un des sujets d'expériences de Cerberus. Alors qu'elle apprend que d'autres enfants sont exploités sur la base, elle décide que la destruction du complexe peut attendre, et préfère aller s'occuper des cobayes biotiques. Alors que le jeune homme la mène vers les quartiers, elle l'interroge sur leurs conditions de vie. Il ne se plaint pas du traitement reçu, et est même reconnaissant envers Cerberus de l'avoir recueilli après la mort de ses parents. Jack comprend que Cerberus les a manipulés, et que l'organisation est responsable de la mort de la majorité des parents de ces adolescents. En arrivant au dortoir, elle prend les gamins sous sa protection. Après leur avoir expliqué que Cerberus et le diable, elle leur propose de la suivre et d'être libre, ou bien de rester pour subir volontairement les abus de Cerberus. Elle n'attend pas qu'ils aient fait leur choix pour se frayer un chemin dans les couloirs à grand coup d'explosion biotique... Jusqu'à tomber nez-à-nez avec Rasa et Kai Leng. Après un affrontement "ninja-biotique" des plus hilarant -certains plans sont juste à mourir de rire-, elle est finalement mise KO de manière grotesque par un Krogan des Soleils Bleus. Ce dernier l'embarque sur son dos sans demander son reste, en glissant à Rasa que si l'Homme Trouble la veut, il faudra y mettre le prix. Fidèle à ses enfantillages, Kai Leng est vexé de s'être fait battre et d'avoir perdu son temps. Rasa réplique qu'à présent ils connaissent la véritable puissance de Jack. Fin.

 

Critique : 

Malgré la qualité désespérante de Foundation, j'attendais ce tome avec une certain impatience, Jack étant un de mes personnages préférés de toute la saga Mass Effect. Mais déjà dès les premières pages, il faut se vouer à l'évidence : c'est moche. Les dessins sont affreux, le trait de Garry Brown est brouillon, très épais, ce qui rend les visages particulièrement inexpressifs. On a l'impression qu'il a bâclé le tout en une heure montre en main !

Je ne peux que continuer à m'interroger sur les choix de Mac Walters quant aux tranches de vies racontées dans Foundation. Jack a eu une vie extrêmement dure et riche en événement, et plutôt que de choisir de nous narrer une de ces incroyables aventures en tant que mercenaires, ou encore comment elle en est arrivée à devenir professeur pour l'Académie Grissom, Walters fait le choix de nous la servir dans une histoire des plus basiques, juste pour que sa rencontre colle avec l'apparition de Rasa et Kai Leng.

Deuxième détail qui tue : Jack porte la même tenue que dans Mass Effect 2. Mais si, vous savez, ce pantalon orange et le harnais de cuir cache-tétons qui laisse apparaître sa peau recouverte de tatouage. Cela ne dérangera peut-être pas la majorité, habituée à ce que les personnages de Mass Effect soient crades et gardent la même tenue des années durant... Sauf que dans ce cas précis, c'est une pure incohérence ! En effet, il est stipulé dans l'artbook de Mass Effect 2 que le pantalon orange de Jack est en réalité sa combinaison carcérale qu'elle a retourné. Or, Foundation #7 se déroule environ 2 ans avant que Shepard libère Jack du Purgatory (le vaisseau carcéral, hein, pas la boîte de nuit de la Citadelle). Pouvez-vous ainsi me dire COMMENT Jack peut porter l'uniforme du Purgatory deux ans avant d'y être enfermée ? C'est pas comme si c'était le genre de prison dont on sort après 2 jours de garde à vue et où elle aurait déjà pu être enfermée...

Mais bref, faisons abstraction du visuel et attardons-nous sur le fond... C'est pas très brillant non plus. Le scénario se résume au mot "vengeance" à grand coup de bourrin, de badassitude, et de biotique (je m'étais plainte de l'absence de la biotique dans les tomes centrés sur Miranda et Jacob, là je suis servie). Je n'en attendais pas moins pour un tome centré sur Jack... Mais au final, ça ne le fait même pas. Il y a une telle surenchère de punchlines et de scènes d'actions bourrines que ça en devient vraiment too much. Jack est réduite à une caricature d'elle-même qui jure tous les deux mots "regardez comme je suis vulgaire et badass trololol"... On en perd totalement l'essence même du personnage qui avait séduit tant de joueurs par sa complexité cachée en-dessous sa carapace de psychotique biotique. Et ça, c'est pour moi la plus grande déception de ce tome qui finira vite aux oubliettes.

Par Natsumi 

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