Mass Effect : Foundation #02

Mass Effect Saga

Karrie - Vendredi 30 Aout 2013 à 13h49 - 0 commentaire -

 

Annoncée lors de l'ECCC 2013, Mass Effect : Foundation est la première longue série de comics sur Mass Effect. Au total, 13 tomes sont prévus, au rythme d'une parution par mois, soit un an de comics.

Le deuxième tome est sorti hier, 30 août 2013 en version digitale chez Dark Horse Comics, pour la somme de 3,99$, et devait se centrer sur le personnage adulé de tous, Urdnot Wrex. Le premier tome se centrait sur le passé d'un antagoniste du DLC Citadelle, Maya Brooks. Natsumi en a fait une critique assez vitriolée ici, que je vous enjoins à lire sur-le-champ. 

Je n'attends pas grand-chose de cette série de comics à titre personnel ; la lecture du premier tome m'a amusée, mais pas dans le bon sens du terme. Pour ce qui est du deuxième tome... 

Urdnot Wrex est l'un de mes personnages préférés de Mass Effect. Donc après le premier tome de Foundation, qui m'a laissée entre la perplexité et l'indifférence la plus totale, je m'inquiétais un peu. Parce que Brooks, au final, j'en avais pas grand-chose à faire ; Wrex, ça n'est pas du tout la même chose. Wrex, c'est WREX, bon sang. Personne ne ternit son image. 

Notez qu'au final contrairement à Natsumi, j'écris cette critique en n'attendant de façon générale pas grand-chose des comics et livres Mass Effect. Eh bien à la fin de ce tome, je suis assez indifférente. Y a du bon, y a du pas intéressant du tout. Dans l'ensemble, ça tient occupé un quart d'heure à vingt minutes, ni plus ni moins. En gros, je pourrais résumer mon sentiment à un bon gros “Meh”. 

Résumé

Donc, l'histoire commence et je vois une brune allongée sur son pieu faire de l'introspection sur son enfance tout en tenant un datapad où se distingue la silhouette gracile de Wrex. La femme se révèle rapidement être Brooks - *soupir* - puisque ni plus ni moins que Kai Leng se met à lui causer par hologramme et l'interpelle par son prénom révélé dans le premier tome - Rasa. Le comic se centre un moment sur leur conversation, puis on passe à Wrex. 

Rasa et Wrex poursuivent la même cible. Wrex est un mercenaire. Ok, classique, attendu. Trop attendu. La cible en question, vous la connaissez, puisqu'il s'agit ni plus ni moins de Fist, l'infortuné propriétaire de l'antre de Choras dans les jeux Mass Effect – Brooks veut des infos, Wrex veut le tuer. 

Quand Wrex apparaît après le dialogue Kai Leng/Brooks, il est badass, puisqu'il oneshote un groupe de brigands après avoir rembarré des agents de sécurité tout en fronçant très fort les sourcils (?). Ok, c'est Wrex, j'y crois. Ça n'apporte pas grand-chose à l'intrigue, mais bon. 

Un Volus – Barla Von, je présume – fait alors un remix de "Comment est votre blanquette ?" à Wrex (ceux qui ont vu OSS 117 me comprendront) avant de l'aider à retrouver sa cible ; puis après quelques explosions et incendies, notre Kroggy retrouve un type de son passé, Jasox, et ces derniers se mettent à causer en mode "exposition, expositioooon" grosso modo pour raconter au lecteur quel est leur passé commun – je crois qu'ils se sont rencontrés dans un vaisseau en feu, pour changer. La conclusion de leur entrevue est marrante même si attendue. Wrex se barre ensuite pour retrouver Fist, explose à nouveau quelques portes et fout le feu un peu partout, avant de retrouver un appartement vide. C'est tellement badass. Je vais faire un badass overload. 

Côté Cerberus, on suit la dame Brooks qui s'évertue à ralentir le mercenaire krogan par des moyens plus ou moins subtils (le ralentir aux docks, lui envoyer un mercenaire aux fesses...) tout en se faisant taquiner par Kai Leng, lui aussi sur place mais lui causant par intercom. Elle se fait passer pour un agent de maintenance pour aller directement chez Fist et retrouve un appartement déserté jusqu'à ce que l'intéressé revienne faire je ne sais quoi. Confrontation palpitante entre Brooks et Fist, ce dernier s'était déjà vendu à Saren alors que Cerberus veut récupérer des infos sur le Courtier de l'Ombre. Brooks a un flingue et le regarde d'un air bien badass. Tant de badassitude, je me sens défaillir. Elle lui propose la protection de Cerberus. J'ai pas bien suivi, mais je crois qu'il refuse et qu'il préfère se barrer (tout ça pour se faire buter ou chasser par Shepard quelques jours après, c'est bien joué).

Wrex et Brooks se retrouvent dans un ascenseur tandis que le SSC prévoit de mettre Wrex hors d'état de nuire. Apparemment Brooks l'aide à s'échapper. Je sais pas ce qui s'est passé, on ne voit que leur sortie de l'ascenseur (ce foutu ascenseur !). 

Le comic se termine par une brève conversation entre l'Homme Trouble et Brooks qui la congratule sur les données qu'elle a récupéré – elle a laissé Fist partir parce qu'elle veut en apprendre plus sur son lien avec Saren. L'Homme Trouble lui demande si elle n'a pas peur qu'il les trahisse, elle lui dit que Wrex lui règlera son compte avant. Je. Ok. Brooks révèle ensuite que c'est pour cela qu'elle a aidé Wrex – et puis parce qu'elle l'aime bien, parce qu'il est pas compliqué comme mec. Voui voui. Hem. 

Critique

Je suis à la fois perplexité, indifférence et vaguement tristesse. C'est pas franchement top, et pour un personnage aussi intéressant que Wrex – son rapport avec son peuple et le génophage, notamment, ou ecnore sa blasitude complète par rapport à ces problématiques au moment où l'histoire du comic se déroule, c'est-à-dire soit juste avant, soit tout au début de Mass Effect 1. Nous proposer une intrigue minimaliste ne révélant que son caractère badass de mercenaire est relativement décevant. Brooks m'indiffère toujours. 

Niveau graphismes, la couverture de Benjamin Carré est toujours de qualité, et le titre "Take the galaxy by the quad" (alias "Chope la galaxie par le carré") m'a arraché un sourire. Avec les dessins de Tony Parker et les couleurs de Michael Atiyeh, c'est plutôt sympa. À part les docks, que j'ai l'impression d'avoir vus et revus dans les comics Mass Effect, je suis contente d'avoir découvert des nouveaux plans de la Citadelle en mode grosse structure qui hurle (un peu comme Oméga et ses foreuses en moins sombre), et de retrouver certains endroits familiers (Les ascenseurs, les gens. Ces foutus ascenseurs.). En revanche une planche avec Wrex en contreplongée m'a plongée dans un état d'hilarité indescriptible. Je dis pas que j'aurais fait mieux, mais sa BOSSE est... indescriptible. 

Tous les passages avec Wrex, bien que pas très transcendants, sont sympa. Parce que c'est Wrex. Mais question développement de personnage, on en apprend pas des masses, comme j'ai dit. Je sais qu'il botte des culs, j'ai eu trois jeux pour le voir, merci beaucoup. 

Je suis peut-être biaisée côté Cerberus, mais Brooks et Kai Leng m'indiffèrent vraiment. Je ne vois aucun élément véritablement constituant de leur caractère à part leur vague cynisme et leur dévotion aux jobs assignés par Cerberus. 

En résumé : l'intrigue désespérément classique nous permet de suivre d'un côté Wrex, de l'autre les deux guignols de Cerberus qui se crêpent le chignon - et vu l'expression que je viens d'utiliser, vous devinerez aisément quel groupe m'a légèrement plus enthousiasmée. Le souci est que le scénario ne sert qu'à montrer à quel point les personnages de Wrex et Brooks sont badass – et honnêtement, j'en ai rien à carrer, j'ai compris depuis longtemps que c'est cool, les persos badass. Mais bon, maintenant je sais ce que Wrex faisait juste avant de rencontrer Shepard. Voilà. C'est tout ce que ce comic vous apportera. Du feu, des explosions, et un chouïa de backstory. 

Mention spéciale à Wrex qui dit "Well... shit." Parce que j'avoue. Là, j'ai beaucoup ri. Parce que ça résume un peu mon sentiment sur Mass Effect: Foundation jusqu'ici. 

 

 

 

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