Mass Effect : Foundation #01

Mass Effect Saga

Natsumi - Dimanche 28 Juillet 2013 à 13h42 - 0 commentaire -

Annoncée lors de l'ECCC 2013, Mass Effect : Foundation est la première longue série de comics sur Mass Effect. Au total, 13 tomes sont prévus, au rythme d'une parution par mois, soit un an de comics.

 

Le premier tome est sorti le 24 juillet 2013 en version digitale chez Dark Horse Comic, pour la somme de 3,99$.

 

On retrouve comme toujours la fine équipe : Mac Walters au scénario, Omar Francia aux pinceaux, et les deux Michael à la colorisation et aux lettrages. La couverture est signée par le Français Benjamin Carré, et il faut le souligner : c'est la seule chose qui soit de qualité dans ce tome.

 

Pour ma part, j'attendais Mass Effect : Foundation un peu comme le messie : une nouvelle série régulière qui nous permettrait d'approfondir l'univers de Mass Effect, autour de nos personnages préférés, nous faisant patienter une année avant d'avoir quelque chose de concret concernant le prochain Mass Effect. Grosse désillusion.

 

Mass Effect Foundation tome 1Résumé  

Les évènements nous propulsent en 2161, soit 3 ans après la guerre du Premier Contact. L'humanité est alors en train de construire la station Acturus, bastion de défense de la Voie Lactée. L'intrigue se déroule sur Themis, une astéroïde minière dont les matières premières servent à la construction de la station Acturus.

 

Dès la deuxième image, c'est le drame : la scène dépeint des mineurs, adultes et enfants en train de piocher et de porter des sacs de gravats à même le dos... Genre en 2161, l'humanité est retournée 500 ans en arrière et exploite de pauvres petits enfants pour aller creuser dans les profondeurs ? Et alors que l'humanité a fait un bond technologique lui permettant d'utiliser les relais cosmodésiques, ils n'ont pas les moyens d'investir dans des drones de forage pour faire le boulot ? Ouais, ça commence mal.

 

Et ça empire lorsqu'un méchant mineur s'en prend sans raison à un pauvre morveux sans défense, preuve que les faibles se font martyriser sur cette station. Mais avant qu'il ne le frappe, sa main est arrêtée par la poigne d'acier d'une mystérieuse jeune femme à la chevelure rousse. Le méchant est blessé dans son orgeuil, il veut taper la gentille, qui est trop forte pour lui et le met KO en deux-deux.

 

On n'en est qu'à la deuxième page, et pourtant c'est un amas de clichés qui commence déjà à s'accumuler. Je vous épargne les détails de la suite, car j'ai déjà résumé la facette principale de Mass Effect : Foundation #1 : du cliché, des enchaînements grotesques, et pas grand chose à voir avec l'univers de Mass Effect, si ce n'est quelques mots-clés balancés à l'arrache dans les dialogues pour remplir le quota.

 

Pour faire cours, la rouquine utilise le gamin pour s'infiltrer dans les appartements d'un fameux M Roth, afin de l'assassiner. Lors d'une terrible et trépidante confrontation (oui c'est ironique), cette agent dévoile qu'elle est mandatée par le Courtier de l'Ombre pour le tuer, parce que M Roth a décidé de créer une organisation pro-humaine nommée Cerberus. On soulignera le professionnalisme de la rouquine qui dévoile tous les plans de son employeur à sa victime... Et dire que les agents du Courtier de l'Ombre sont censés être les meilleurs !

 

Non mais franchement, je m'en remets pas... La rouquine est censée être un assassin professionnel, et elle prend le temps de taper la causette avec sa proie et l'attaque au couteau plutôt que de lui tirer une balle dans la tête. De même, le fameux Roth contre-attaque avec une espèce de griffe rétractable à la Wolwerine, c'est risible tellement on dirait un remake de série-B.

 

Finalement, alors qu'elle s'apprête à le tuer, le niard débarque d'on ne sait où et lui demande de l'épargner : parce que tuer c'est mal. Elle le bute quand même et fuit blessée pour s'exfiltrer avant que les gardes ne réalisent que Roth a été assassiné. Elle est suivie par le gamin qui lui colle aux baskets. Elle lui demande de dégager mais le gamin s'accroche. Et oh, retournement de situation, le gamin, qui est en fait une gamine, tire dans le dos de la rouquine en lui disant : "je sais qu'on ne peut pas faire confiance aux gens, mais j'aurais aimé pouvoir te faire confiance." Euh, what ? 

 

La gamine monte dans le vaisseau alors que la rouquine se vide de son sang. Elipse d'une dizaine d'année, la gamine a bien grandi et est devenue une charmante femme à la peau sombre et aux cheveux d'ébènes : Maya Brooks. Elle se présente comme une certaine Rasa auprès de l'Homme Trouble et lui dit qu'elle veut rejoindre Cerberus parce qu'elle veut se battre pour quelque chose. Non je n'exagère pas, c'est la traduction littérale : "I want to stand for something". Super motivation non ? 

 

 

Critique 

Que dire de plus ? C'est mauvais, vraiment très très mauvais. Je me demande même si c'est vraiment Mac Walters qui a signé le scénario, on dirait le même niveau d'amateurisme que pour Mass Effect : Deception : pas grand chose à voir avec l'univers si ce n'est le logo Mass Effect en couverture.

 

Vous l'aurez compris, Mass Effect : Foundation #1 est une accumulation de gros clichés. Le scénario est inexistant, on devine les événements a des kilomètres à la ronde, et les soit-disants rebondissements sont risibles tellement ils sont creux et prévisibles.

 

Niveau graphique, c'est du Omar Francia, donc un trait de qualité. Mais sincèrement, si on ne m'avait pas dit que c'était du Mass Effect, je n'aurais pas pu le deviner avant la dernière page. Il n'y a absolument rien de l'univers, tant au niveau graphique qu'au niveau des références.

 

A vrai dire, la seule chose à laquelle je ne m'attendais pas dans ce comic, c'est que le gamin s'avère être Maya Brooks, alors que j'étais persuadée depuis l'interview de Mac Walters que la rouquine était Maya Brooks.

 

Pour conclure, on tient ici le plus mauvais comic Mass Effect. C'est plutôt mal parti pour la suite... J'espère que ce premier tome est juste un plantage complet et que la suite sera de meilleure qualité, et surtout s'ancrera vraiment dans l'univers. Urdnot Wrex, on compte sur toi.

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